Comment faire face aux risques de la plongée sous-marine

La plongée sous-marine a beau être un sport loisir ça n'en reste pas moins un sport dangereux, car l'homme la pratique dans un environnement qui n'est pas son environnement de prédilection mais bien un environnement étranger et hostile : l'eau.

Le scaphandrier autonome doit donc arriver à dompter le milieu aquatique dans lequel il évolue pour se prévenir de tout incident ou accident.

Nous pourrions classer les facteurs de risques de la plongée sous-marine en 3 catégories :

  • Les facteurs matériels

Liés au matériel que nous utilisons, ils ne seront pas traités dans cet article mais sont pourtant bien réels.

Pensez à toujours vérifier votre matériel avant une plongée, même peu profonde.

Pensez à faire régulièrement ré-éprouver vos bouteilles de plongée et détendeurs.

Pensez à toujours plonger avec un poignard sur vous pour couper tout lien qui vous retiendrez au fond.

Pensez à bien vous signaler à la surface auprès des autres bateaux (drapeau alpha).

Et bien d’autres facteurs qui malheureusement peuvent vite être la cause d’un accident de plongée sous-marine.

  • Les facteurs individuels

Les facteurs de risques individuels sont intrinsèques à chaque plongeur. Ils dépendent de la physiologie de l’individu.

risques plongée

Dans le graphique ci-dessous (édité par Bernard Gardette), ils sont listés au nombre de 7 :

  1. Age supérieur à 40 ans

  2. Excès de poids

  3. Méforme physique

  4. Antécédents médicaux (trauma, accidents de décompression, Foramen Ovale Perméable …)

  5. > 10 années de pratique de plongée

  6. Mauvaise hygiène de vie

  7. Perte du conditionnement (pas de plongée depuis plus de 3 jours

  • Les facteurs environnementaux

Les facteurs de risques environnementaux quant à eux proviennent plutôt de la manière dont on pratique la plongée sous-marine.

risques plongée

Dans le graphique ci-dessus (édité par Bernard Gardette), ils sont listés au nombre de 6 :

  1. Profondeur/durée importantes

  2. Répétition excessive (>2 plongée par jour, yo-yo)

  3. Vitesse de remontée (>15m/minute)

  4. Etat de fatigue avant la plongée (Voyage/stress/déshydratation)

  5. Effort/froid/stress lors de la plongée

  6. Effort/fatigue après la plongée

Il y a bien entendu certains facteurs sur lesquels nous ne pouvons rien faire tels que l’âge ou les problèmes d’ordre physiologique (anatomie des trompes d’Eustache empêchant l’équilibrage des oreilles, FOP…)

Dans ces cas-là, la meilleure des solutions est de limiter sa pratique de la plongée voire même de l’arrêter.

Comme le plongeur navigue dans un environnement étranger, il est important d’être à l’écoute de son corps avant tout, et de savoir conserver son intégrité physique. La sécurité passe des fois aussi par des décisions pas toujours simples à accepter.

Excès de poids / Méforme physique :

La plongée reste une activité sportive et comme pour toute activité sportive, il est primordial d’avoir une bonne condition physique pour la pratiquer en minimisant les risques.

Antécédents médicaux :

Une fois encore, il est important de rester à l’écoute de son corps, surtout chez les plongeurs qui ont déjà eu des accidents. Ne forcez pas plus que ce que votre organisme vous le permet.

Pensez qu’il est important aussi après une blessure de prendre le temps de correctement récupérer, sinon c’est la rechute assurée.

Pour ce qui concerne la sphère ORL et plus particulièrement les tympans et les trompes d’Eustache, malheureusement vous l’aurez compris nous ne sommes pas tous égaux.

Certains d’entre nous n’auront jamais de problème d’équilibrage, d’otites, de barotraumatismes etc… Alors que d’autres oui. Il s’agit des injustices de la physiologie humaine, mais ne vous en faites pas, on a quelques astuces pour vous.

Mauvaise hygiène de vie :

Cela va sans dire – Un plongeur qui fume ne met pas les chances de son côté.

D’une certaine manière que nous soyons plongeur ou non, il est important de manger équilibrer, de faire de l’activité physique régulièrement et d’éviter de boire trop d’alcool et de trop fumer.

Mais on vous autorisera quand même à boire un petit verre après une belle plongée avec vos compagnons de palanquée.

Profondeur/durée importante/effort/froid/stress/fatigue :

Tous ces points sont plus ou moins liés.

Une plongée profonde implique souvent une plongée longue.

Du coup plus d’effort, de stress et bien entendu plus d’énergie consommée par notre organisme pour lutter contre la fraîcheur de l’eau.

Répétition excessive :

Il est évident qu’un plongeur qui multiplie les plongées journalières va accroître les risques d’accidents de par la fatigue engendrée mais aussi à cause de réactions physiologiques.

Par exemple, un plongeur qui fait le yo-yo (montée et descente) tel qu’un moniteur ou bien un chasseur sous-marin, va naturellement sécréter du mucus dans sa sphère ORL. Ce même mucus qui peut boucher les trompes d’Eustache et empêcher l’exécution correcte des manœuvres d’équilibrage.